La grève est terminée à la SIM
La Société Immobilière de Mayotte (SIM) annonce que le mouvement de grève qui durait depuis le 3 février 2025 a pris fin.
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La Société Immobilière de Mayotte (SIM) annonce que le mouvement de grève qui durait depuis le 3 février 2025 a pris fin.
Des débats houleux, ponctués par les excuses de son rapporteur, l’aggravation de la dérogation de l’accès à la nationalité française aura été accouchée dans la douleur par les députés. La présence régulière des deux parents a été portée de trois mois à trois ans… par erreur.
Jeudi 6 février, la proposition de loi du groupe de la Droite républicaine (DR) visant à "renforcer les conditions d’accès à la nationalité française à Mayotte", afin de lutter contre "l'immigration irrégulière" a été débattue pendant plusieurs heures dans une ambiance électrique.
Alors que la pluviométrie est pour l’instant au rendez-vous, le ministre alerte sur les capacités de production d’eau potable du territoire. L’expert en Eau, Yves Kocher, était reçu au Conseil départemental ce mercredi.
Arrivé lundi 3 février à Mayotte, David Lisnard, président de l’association des maires de France (AMF) est venu constater les dégâts et apporter son soutien aux élus après le passage de Chido. Il espère une reconstruction qui prend en compte les réalités du terrain et notamment la question de la démographie et de l’immigration, pour un développement sur le long terme.
Après l’Assemblée nationale où seulement deux voix avaient été hostiles, le projet de loi d’Urgence pour Mayotte a été adopté ce mardi 4 février 2025 par le Sénat et à l’unanimité. Il a été une nouvelle fois remanié lors des discussions parlementaires. « Un travail exceptionnel », évoque même Emmanuel Valls dans un communiqué aux médias.
Après avoir été évacuées du collège de Kwalé par la préfecture, lundi 3 février, plus de 300 personnes se retrouvent, ce mardi, dans la rue sans solutions. Entre Passamainty et Tsoundzou 2, hommes et femmes tentent de dormir le long de la route en y construisant à la va-vite des abris de fortune pour se protéger de la pluie et pour y passer les prochaines nuits.
L’ancien député Ibrahim Aboubacar profite du virage que prend Mayotte avec les textes de loi en cours et à venir, pour poser le constat d’un ancrage encore insuffisant de la France à Mayotte, politique, institutionnel et social. Mais aussi, de l’adhésion pleine et entière de la société civile et de ses élus aux règles d’un département français, pour une co-construction légitime avec Paris.
« Nous ne lâcherons pas Mayotte », a encore répété Manuel Valls lors de son discours de présentation du projet de loi d’Urgence pour Mayotte. Le ministre a affiché sa compréhension de la défiance de la population envers l’État et a donné des preuves d’engagement. Mais dans cette longue période de rigueur budgétaire, les regards sont tournés vers l’Europe, indique-t-il.
C’est une semaine parlementaire dédiée à Mayotte avec l’examen ce lundi et mardi du projet de loi d’Urgence au Sénat, et ce jeudi de la proposition de loi sur les conditions de présence des parents d’un enfant né à Mayotte désireux d’obtenir la nationalité française.
Attractivité du métier d’enseignant, sécurité des établissements, conditions des examens, budget dédié à la reconstruction… Après ces deux jours de visite, la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Elisabeth Borne, a annoncé plusieurs mesures, pour la reprise mais aussi le futur de l'enseignement à Mayotte.