Aller au contenu
Le Journal de Mayotte L’info au service de Mayotte

L’actualité de Mayotte et de l’océan Indien

Le journal
en version numérique

Tous les numéros,
sur tous vos écrans.

Menu

Informations pratiques

Vols de Mayotte

Aéroport de Dzaoudzi-Pamandzi (DZA · FMCZ)

  • DZA / FMCZDzaoudzi-Pamandzi
  • Vendredi 30octobre 2026
  • 25 °CÉclaircies
  • MayotteHeure locale (UTC+3)

Horaires programmés par les compagniesLes retards et les annulations ne sont pas suivis en direct à Mayotte. Avant de partir à l’aéroport, vérifiez l’état de votre vol auprès de votre compagnie.

Illustration

Arrivées

3 vols
HeureVolProvenanceCompagnieStatut
12:15 UU 274Air Austral La RéunionRoland-Garros Air Austral Programmé
14:25 SS 772Corsair La RéunionRoland-Garros Corsair Programmé
17:00 ZD 213Ewa Air Antananarivo Ewa Air Programmé

Départs

3 vols
HeureVolDestinationCompagnieStatut
12:30 ZD 212Ewa Air Antananarivo Ewa Air Programmé
14:00 UU 275Air Austral La RéunionRoland-Garros Air Austral Programmé
16:10 SS 773Corsair La RéunionRoland-Garros Corsair Programmé
  • Horaires indicatifsSource : AeroDataBox
  • Mise à jour30 octobre 2026 à 20:05 (heure de Mayotte)
  • Vols commerciauxréguliers uniquement
  • En cas de douteContactez votre compagnie
Voir les vols des 5 prochains jours (nouvel onglet)

Une nouvelle espèce de mouche est en cours d’apparition à Mayotte

Environnement / Science

Par remi

Publié le · Heure de Mayotte

Une drosophile particulière à Mayotte
Une drosophile particulière à Mayotte sur le fruit du Morinda

Il n’est pas courant pour les spécialistes de pouvoir suivre l’apparition d’une nouvelle espèce animale. C’est pourtant ce à quoi les scientifiques sont en train d’assister à Mayotte. Nous sommes une île et notre isolement géographique permet à certaines espèces, qui ont colonisé l’océan Indien il y a des milliers d’années, de se retrouver isolées de leurs semblables, au point d’évoluer différemment et de devenir des animaux particuliers.

C’est le cas d’une sorte de mouche, une espèce de «drosophile» appelée «D.Yakuba». Une équipe française de chercheurs, venue à Mayotte en 2013 mener une campagne d’exploration biologique, s’est penchée sur son cas. L’opération, financée par le CNRS (centre national de la recherche scientifique) et les TAAF, a permis de découvrir son comportement très particulier: elle se nourrit des fruits du Morinda citrifolia alors cet arbre tropical est habituellement très toxique pour les insectes.

Grace à des expériences en laboratoire, les scientifiques ont pu confirmer que la population de ces drosophiles de Mayotte est non seulement très attirée par l’odeur du fruit du Morinda mais qu’elle est aussi relativement résistante aux toxines qu’il diffuse.

Une espèce en pleine transformation

«Sur le continent africain, où l’espèce est très répandue, ces (insectes) ont un régime alimentaire très diversifié ce qui tend à prouver que la population découverte sur l’île de Mayotte a développé cette spécialisation écologique à la suite de son isolement insulaire», précise Jean David, chercheur CNRS émérite et coauteur de l’étude.

Une espèce de drosophile (Image: Wiki Commons)
Une espèce de drosophile
(Image: Wiki Commons)

Du coup, les chercheurs ne se sont pas contentés de l’observer. Ils l’ont intégré dans une étude bien plus vaste impliquant une équipe internationale avec des chercheurs du laboratoire «Evolution, Génomes, Comportement, Ecologie» de Gif-sur-Yvette, de l’Institut de «Systématique, Evolution et Biodiversité» de Paris ainsi que deux post-doctorants français travaillant à l’Université de Madison, dans l’Etat du Wisconsin aux Etats-Unis.

Leurs travaux visaient à comprendre comment un tel comportement était devenu possible. Et ils sont arrivés à la conclusion que ces «mouches» constituent une population «atypique», en plein processus de transformation.

Encore des dizaines de milliers d’années d’évolution

En procédant à une analyse de son génome, les chercheurs ont estimé que l’espèce avait colonisé Mayotte il y a environ 29.000 ans. Ils ont également découvert que notre mouche dispose de gènes particuliers pour résister aux toxines. Certains lui permettent aussi d’être attirés par la fameuse plante toxique. Au final, les scientifiques ont comparé les gènes des mouches de Mayotte avec ceux de spécimens du continent africain, et ils sont formels: nos «drosophiles» sont en train de connaître la «première étape» d’un processus qui feront d’elles une nouvelle espèce.

Sachant qu’il faut, en général, 200.000 ans d’isolement pour parvenir à la fin de ce processus, la communauté mahoraise de «D.Yakuba» n’en est donc qu’au début d’une grande aventure. Mais le phénomène est déjà enclenché comme en témoignent les comportements des femelles de cette espèce de mouches. Les drosophiles mahoraises «préfèrent très nettement les mâles issus de cette même population», ont relevé les scientifiques... De quoi conforter la différenciation.

RR www.jdm2021.alter6.com

animauxCNRSdrosophileespècesMayottemouchescienceTAAF

À lire aussi dans

Tours d’eau — planning SMAE par secteur Mayotte Agenda — tous les événements à Mayotte : concerts, expositions, conférences, sports, sorties famille, vie associative. Voir l’agenda
Le Journal de Mayotte

Abonnez-vous au Journal de Mayotte

Toute l’actualité de Mayotte et de l’océan Indien en accès illimité, où que vous soyez.

  • Accès illimité
    à tous nos articles
  • Sur tous
    vos appareils
  • Restez informé
    alertes et newsletters
  • Soutenez un média local

Abonnement annuel

190 €/ an

  • Accès illimité au site
  • Tous vos contenus sur tous vos appareils
  • Soutien au journalisme local

Choisissez votre mode de paiement

Paiement 100 % sécurisé

En cliquant sur ce bouton, vous acceptez nos conditions générales de vente.

Météo & mer

Mamoudzou · Mayotte

Chargement des prévisions…

Météo marine

Mayotte et son lagon

…

Prévision du modèle NOAA GFS-Wave (mailles d’environ 28 km, ), lissée pour l’affichage : valeurs indicatives, atténuées dans le lagon par la barrière de corail. Ne remplace pas les bulletins officiels : vigilance Météo-France. Fond © OpenStreetMap, balisage © OpenSeaMap.

Vos cookies sur Le Journal de Mayotte

Le Journal de Mayotte utilise des cookies de mesure d’audience (Google Analytics) pour compter ses visites et améliorer le site. Aucun cookie publicitaire. Vous pourrez changer d’avis à tout moment.