
Concrètement, il s'agit d'une machine de haute-pointure permettant de détecter de façon autonome et ce, avec une très grande endurance, la qualité des eaux marines et plus globalement l'activité marine d'environnements marins côtiers et offshore.
Pour fonctionner, ce planeur sous-marin ne nécessite pas d'hélice puisqu'il est directement entraîné par les courants, lui permettant de s'adapter naturellement aux changements de flottabilité, sans nécessiter d'être rechargé en énergie par un navire de surface pendant plusieurs semaines ou mois.

Cet outil s'inscrit dans un programme de surveillance vaste et pluridisciplinaire, où l’acquisition de données en milieu marin est cruciale pour comprendre l'activité du volcan sous-marin Fani Maoré.
En effet, grâce à son long profil de navigation en forme de dent de scie, le planeur "Glider" recueille différents paramètres physiques et biochimiques à l'aide de capteurs attachés. Chaque fois qu'il fait surface, le planeur est régulièrement surveillé par un pilote terrestre pour recueillir les données collectées et poursuivre sa mission. Alors qu'une station de surveillance volcanique sera également bientôt installée au lac Dziani, on peut dire que les scientifiques se bougent pour surveiller ce volcan... En espérant que la terre ne se remue pas autant. Mathilde Hangard