<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">Les faits se sont déroulés d’avril 2020 au début du mois de février 2021. Un homme âgé de 30 ans croise un jour une élève de collège dans la rue avec qui il sympathise au point qu’elle lui donne son numéro de téléphone. S’en suit des échanges pendant plusieurs semaines où ils discutent religion au début puis cela dévie sur le mariage et les sujets en rapport avec le sexe. A la lecture des faits, on comprend que l’homme de 30 ans a réussi à avoir une emprise au fur et à mesure sur la jeune adolescente âgée seulement de 14 ans, et qui semble de plus en plus soumise. Ils s’échangent ainsi des photos de leurs parties intimes et parfois même en visio. Par crainte qu’il la dénonce pour les photos « intimes », l’adolescente accepte des rencontres avec l’individu où il y aurait eu des contacts physiques.</p>
<p style="font-weight: 400; text-align: justify;">L’homme, vicieux dans tous les sens du terme, aurait attendu le lendemain de ses 15 ans (âge de consentement ?) avant d’avoir des rapports sexuels avec elle et lui aurait parlé de mariage. Lors de son audition devant les enquêteurs il aurait déclaré que les rapports étaient consentis, qu’il y avait de l’amour entre eux et qu’il était possible, selon lui, de se marier vers 12-13 ans, une fois la puberté atteinte. Par ailleurs, il savait qu’une relation sexuelle avec un mineur est interdit par la loi, mais qu’il a quand même "tenté le coup".</p>
Tribunal judiciaire : L’âge du consentement pour les mineurs en question
Il n’y avait pas que le procès de Guito qui était jugé ce mardi devant le tribunal correctionnel de Mamoudzou. Des affaires d’agressions sexuelles sur mineur étaient encore à l’ordre du jour. D’abord considérés comme une agression sexuelle, les faits ont été requalifiés par la suite en atteintes sexuelles et attouchements sexuels.
Par Benoit Jaëglé
Publié le · Heure de Mayotte