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Ensuite, et je le sais depuis quelques minutes à peine, j’ai obtenu des Forces armées dans la zone sud de l’océan Indien (Fazsoi), le renforcement des patrouilles terrestres le long de nos côtes et surtout, le positionnement des navires militaires que sont le Malin et la frégate Nivôse dans la zone de circulation des kwassa.
Enfin, j’ai mobilisé le secteur privé nautique. Non pas pour intercepter, il est bien évidemment hors de question que des entreprises privées interceptent des kwassa, mais pour détecter ces embarcations. Nous sommes en discussion avec plusieurs opérateurs que nous positionneront au large de Mayotte. Ils seront identifiés par la base navale qui les suivra et chaque fois que ces opérateurs lui signaleront une arrivée, celle-ci sera en mesure d’articuler la riposte à travers la mission d’interception.
Je fais la même chose avec un opérateur aérien qui fera également de la surveillance pour aller encore plus loin, porter notre regard en avant afin d’anticiper l’interception. Plus on anticipe - ce que les radars ne permettent pas toujours - plus on est efficaces. Voilà donc ce que j’ai mis en place pour protéger nos frontières face à l’arrivée du variant sud-africain à Mayotte.

Il faut donc que nous soyons absolument vigilants, mobilisés. J’en appelle au sursaut. Nous avions effectivement repris de mauvaises habitudes alors que les Mahorais avaient été admirables en avril. Reprenons immédiatement les bons réflexes que sont le masque, le lavage des mains, les distances physiques etc. Fini les mariages, les moments festifs ou rassemblement en tout genre. Tout cela est efficace pour se protéger du variant mais il faut que chacun soit responsable.
Cette dernière, qui n’est pas obligatoire à Mayotte mais que j’ai voulu constituer au regard de la stratégie que nous mettons en place avec les élus, est composée de représentants du Département, des communes, d’associations. Elle a déjà siégé et donné un avis sur la suppression de titres de séjours concernant une vingtaine de dossiers. J’ai d’ailleurs suivi les avis les avis de suppression de ces titres au terme d’une procédure administrative comprenant notamment l’audition des personnes concernées dans le principe du contradictoire.
De manière générale, l’objectif affiché de cette commission est de se mettre en capacité de supprimer les titres de séjour des personnes qui n’auraient pas respecté le contrat social qui doit nous lier au sein de la République. Par exemple, comme je l’avais déjà évoqué auparavant, s’agissant de parents d’enfants délinquants, ou encore des auteurs d’atteintes aux biens, aux personnes ou qui auraient participé à des troubles à l’ordre public.
Pour en revenir à la commission d’expulsion nouvellement crée, les dossiers qui lui sont soumis sont encore plus sérieux, relèvent de situations plus graves. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si la commission est composée de magistrats. Je vais la réunir très prochainement pour lui soumettre des dossiers de personnes qui sont en situation régulière ou irrégulière sur le territoire. Il s’agit par exemple de cas d’individus violents qui, d’un point de vue de la loi, peuvent être considérés comme protégés de par leur ancienneté sur le territoire.
Dans les deux cas, l’objectif est de faciliter l’expulsion de personnes qui ne respectent pas le pacte républicain censé nous lier.
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