Chirongui et Mamoudzou fiĂšres de leurs fortes et respectives mobilisations citoyennes pro-Wuambushu.

Dans un communiquĂ© le maire de Chirongui, Bihaki Daoua, adresse ses plus sincĂšres remerciements aux concitoyens mahorais ayant rĂ©pondus prĂ©sents Ă lâappel du Collectif des citoyens de Mayotte, le jeudi 27 avril dernier au niveau du terrain de football de la commune concernĂ©e. Une mobilisation des plus fortes qui sâest confirmĂ©e le samedi 29 avril qui a suivi, avec prĂšs de 2 900 personnes, recensĂ©es par les services de la PrĂ©fecture, sur la symbolique Place de la RĂ©publique, entremĂȘlant citoyens, hauts dignitaires et Ă©lus de tous bords afin dâenvoyer un message fort et clair aux potentiels rĂ©fractaires et associations qui ne cautionnent pas cette opĂ©ration : « les droits de lâHomme ne sont pas Ă gĂ©omĂ©trie variable. VoilĂ maintenant prĂšs de 200 ans que Mayotte a choisi son destin en lien avec la RĂ©publique Française et ne compte pas en changer, nâen dĂ©plaisent aux ââdroit-de-lâhommismeââ qui contestent les nations, les Ă©tats et bien nous sommes venus leurs dire que nous sommes lĂ©gitimement attachĂ©s Ă nos frontiĂšres françaises et nous souhaitons remercier GĂ©rald Darmanin pour cet engagement, en plus de toute la gratitude envers les forces de police et de gendarmerie qui se mobilisent au service de notre sĂ©curitĂ©. Mayotte est bel et bien un territoire de la RĂ©publique, voilĂ ce pourquoi nous sommes mobilisĂ©s et cette vague ira bien au delĂ des frontiĂšres de Mayotte pour dĂ©montrer que nous sommes fiĂšrement françaisâŠÂ » nous confie le dĂ©putĂ© Mansour Kamardine prĂ©sent Ă ce grand rassemblement.
Le Conseil Ă©conomique, social et environnemental de Mayotte (Cesem) publie son officielle motion au regard de lâopĂ©ration Wuambushu.
Dans son communiquĂ© officiel, le prĂ©sident du Cesem, Abdou S. Dahalani, fait une rĂ©trospective des actions et consĂ©quences relatives au climat dâinsĂ©curitĂ© propre au dĂ©partement de Mayotte depuis des annĂ©es et souligne, par la mĂȘme occasion, divers points et interrogations estimĂ©s essentiels en lien avec le niveau de prĂ©paration et lâadaptation des moyens de cette opĂ©ration. Il est par ailleurs demandĂ© la mise en application de la circulaire Taubira au regard des mineurs non accompagnĂ©s, la mise en place dâune coopĂ©ration interservices (polices, justice services sociauxâŠ) entre Mayotte et les pays rĂ©gionaux, une pĂ©rennisation des moyens de DĂ©fense actuellement mobilisĂ©s sur le territoire (comme cela a Ă©tĂ© soutenu par G. Darmanin le 21 avril dernier sur France Info), ainsi que la libre circulation sur lâensemble du territoire national pour les dĂ©tenteurs dâun titre de sĂ©jour dĂ©livrĂ© Ă Mayotte. Saluant la pleine mobilisation de lâĂtat Ă travers cette opĂ©ration dâenvergure, le Cesem tient Ă soutenir les demandes multiples des maires, dâĂȘtre associĂ©s dans lâinstruction des titres de sĂ©jour, notamment sur "lâeffectivitĂ© des situations dâhĂ©bergement" relatives aux respectives communes; tout ceci, dans le but de garantir un indispensable aplanissement de la situation, ayant aussi un impact direct sur les volets sĂ©curitaire et Ă©conomique formel de lâĂźle.
Mansour Kamardine prĂ©conise des mesures strictes face aux autoritĂ©s comoriennesÂ
Face aux diverses mesures de mauvaise foi et tentatives d'intimidation des instances comoriennes, en plus dâune infraction au Droit international â relative Ă la rĂ©admission de ressortissants au sein de leur Ă©tat dâorigine â le dĂ©putĂ© LR souhaite acter, avec lâappui demandĂ© du ministĂšre français de lâIntĂ©rieur et du Quai dâOrsay, plusieurs dĂ©cisions fermes Ă lâencontre du Gouvernement comoriens parmi lesquelles : la fermeture du service des Ă©trangers de la prĂ©fecture de Mayotte, la suspension de toute instruction de titre de sĂ©jour ainsi que la fermeture complĂšte du service des visas de lâambassade de France Ă Moroni. Il est Ă©galement demandĂ© la suspension de lâensemble des visas octroyĂ©s aux ressortissants comoriens Ă destination de Mayotte mais aussi de lâensemble du territoire français en plus dâune cessation dâappui de lâĂtat français auprĂšs des organisations internationales, de lâU.E, du Fonds monĂ©taire international ou encore de la Banque mondiale. En plus de la suspension provisoire des aides financiĂšres de la France, il est sollicitĂ© que tout ressortissant comorien aspirant Ă la demande dâun visa ou un titre de sĂ©jour français, reconnaisse, par Ă©crit « lâappartenance de Mayotte Ă la France dans ses dĂ©marches administratives et que lâabsence de cette reconnaissance soit un motif de rejet de sa demande ». Ă voir si le Gouvernement français appuiera les dolĂ©ances du dĂ©putĂ©.
DĂ©mantĂšlement dâun trafic de violences organisĂ©es ?
Câest ce samedi 29 avril que le sĂ©nateur Thani Mohamed Soilihi annonçait publiquement avec Ă©motion, et quasiment en avant premiĂšre via ses rĂ©seaux sociaux, lâarrestation dâun ââleaderââ prĂ©sumĂ© en lien avec les derniĂšres violences perpĂ©trĂ©es, notamment sur Doujani. Lâhomme en question, en situation irrĂ©guliĂšre et ĂągĂ© de 38 ans, selon nos confĂšres de Cnews, Ă©tait dĂ©jĂ connus des services de police et avait Ă©tĂ© condamnĂ© Ă 7 ans dâincarcĂ©ration pour des faits de vols et sĂ©questration. Son arrestation fait partie dâune vague dâinterpellations en cours au regard des conjointes, discrĂštes et efficaces actions de terrain que mĂšnent les forces de police et de gendarmerie. Bien que cette information fuitĂ©e soit dĂ©sormais connue au plus grand nombre, il est Ă noter que ni le Parquet de Mayotte ni les autoritĂ©s officielles, nâont communiquĂ© Ă ce sujet sachant les arrestation et comparution immĂ©diate de plusieurs individus en lien avec ces violences. La rĂ©daction du JDM vous tiendra informĂ©s en temps voulu.
