Ă Mayotte, les routes sont encore vides. Ou plutĂŽt, tout ce qui peut encore rouler est concentrĂ© autour des trois stations-service ouvertes de lâĂźle, Petite Terre, et seulement deux en Grande Terre, KawĂ©ni et Majikavo. Câest dire que les habitants du Sud et du Nord-Ouest ne peuvent plus du tout circuler.
Comme nous lâavions annoncĂ© et confirmĂ© par le prĂ©sident Macron, il ne sâagit pas dâune pĂ©nurie puisque le pĂ©trolier mensuel a livrĂ© sa prĂ©cieuse cargaison Ă temps, mais plutĂŽt de rĂ©guler le carburant afin de sĂ©curiser lâapprovisionnement des vĂ©hicules de secours dont ceux arrivĂ©s en renfort.
On suppose quâau fur et Ă mesure de lâĂ©volution des assistances et rĂ©parations, les autres stations pourront ouvrir.

Pour autant, la mĂȘme erreur que celle commise pendant le COVID est en train dâĂȘtre perpĂ©trĂ©e. Lâapprovisionnement avec des bidons et jerricans nâest pas possible. Contrairement Ă ce quâa dit le prĂ©sident de la RĂ©publique, il ne sâagit pas pour les dĂ©tenteurs de bidon dâapprovisionner un moyen de locomotion. « BientĂŽt, les bus pourront circuler permettant de mettre Ă disposition des transports en commun », a-t-il dit Ă lâissue de la journĂ©e de ce jeudi faisant un lien avec l'interdiction d'approvisionnement en bidons.
Non, les jerricans ne se remplissent que de pĂ©trole lampant pour alimenter les rĂ©chauds et ainsi prĂ©parer Ă manger pour toute la famille. Cette mĂ©prise avait engendrĂ© un dĂ©but d'Ă©meute sociale pendant le COVID, puisque les gens interdits de payer en liquide par peur de contamination, ne pouvait remplir les jerricans, empĂȘchant les familles confinĂ©es de se nourrir.
En ces temps de pénurie alimentaire, il faut lever cette interdiction dÚs que possible.
A.P-L.Â