Ce jeudi matin les gendarmes ont procĂ©dĂ© Ă lâarrestation de 12 manifestantes qui bloquaient la barge. OutrĂ©e, Sylvianne Amavi du collectif de Petite-Terre, qui sâĂ©tait absentĂ©e un moment de Dzaoudzi, sâest rendue Ă la gendarmerie de Pamandzi pour plaider leur cause.
« Le reste de lâĂ©quipe Ă©tait terriblement abattu donc il fallait que jâaille voir. Je les ai trouvĂ©es Ă la gendarmerie en train de chanter le maoulida shenguĂ© », relate Sylviane Amavi. « Elles mâont dit que leurs mĂšres les chatouilleuses Ă©taient dĂ©jĂ passĂ©es par lĂ et que ce nâĂ©taient pas quelques heures de garde Ă vue qui allaient leur faire peur ! Elles mâont impressionnĂ©e ! », poursuit-elle.
Les 12 manifestantes ont finalement Ă©tĂ© relĂąchĂ©es avec « un rappel Ă la loi ». Pourtant, Ă peine dehors sont-elles retournĂ©es bloquer la barge Ă Dzaoudzi. « En Petite-Terre, seules les femmes manifestent. Les hommes ont eu trop de problĂšmes avec la loi suite au mouvement de 2018 donc ils nâosent plus faire de barrage. Nous nâavons pas assez de force physique pour transporter les matĂ©riaux lourds nĂ©cessaires aux barrages donc notre seule maniĂšre de montrer notre soutien au mouvement est de bloquer la barge. Câest notre barrage Ă nous ! », a dĂ©clarĂ© la membre des Forces Vives de Petite-Terre.