À La Réunion, à Madagascar et à l’île Maurice, plusieurs affaires ont marqué l’actualité de ces derniers jours : justice, santé publique et lutte contre le trafic de stupéfiants.
La Réunion : le procès en appel du co-accusé de Shana s’ouvre aux assises de Saint-Denis
Ce lundi a marqué le départ d'un procès en appel du présumé co-accusé dans l’affaire du meurtre de Shana aux assises de Saint-Denis. Pour la famille de l’adolescente, tuée à l’âge de 15 ans en septembre 2023, cette nouvelle audience signifie qu’il faut une nouvelle fois revenir sur les circonstances du drame.
Le jeune homme, qui avait 16 ans à l'époque, avait été condamné le 10 novembre 2025 à 30 ans de réclusion criminelle pour assassinat. Il avait fait appel de cette décision le 18 novembre suivant. Lors du premier procès, l’excuse de minorité n’avait pas été retenue malgré son âge, et sa condamnation était également assortie de dix ans de suivi socio-judiciaire. Selon Réunion 1ère, pendant cinq jours, trois magistrats professionnels et neuf jurés populaires devront réexaminer les faits, les preuves et les éléments de droit, comme lors d’un nouveau procès.

Pour rappel, Shana avait quitté Saint-Denis le samedi 16 septembre 2023 après avoir annoncé à son père qu’elle allait dormir chez une amie à Saint-Louis. Après lui avoir envoyé un message pour confirmer son arrivée, l’adolescente n’avait plus donné des signes de vie. Les enquêteurs avaient retrouvé son trajet grâce à sa tablette et découvert un rendez-vous fixé à un arrêt de bus par le jeune homme.
Quatre jours plus tard, une adolescente de 14 ans s’était présentée au commissariat avec son père et avait avoué le meurtre. Elle avait ensuite conduit les enquêteurs vers une ancienne usine à sucre de Pierrefonds, où le corps de Shana avait été retrouvé. Le 12 septembre 2025, la co-accusée avait été condamnée à 20 ans de réclusion criminelle par le tribunal pour enfants de Saint-Pierre. Ce nouveau procès constitue donc une nouvelle étape judiciaire dans une affaire qui continue de marquer les proches de la victime et la population réunionnaise.
Madagascar : 183 salariés évacués après une intoxication alimentaire à Ivandry
Dans un article consacré à l’affaire, nos confrères de Tribune Madagascar rapportent qu’une intoxication alimentaire survenue dans une entreprise privée à Antananarivo, a entraîné l’évacuation de 183 salariés vers plusieurs hôpitaux de la capitale malgache. Les premiers symptômes sont apparus après la consommation de repas servis à la cantine de l’entreprise : douleurs abdominales, diarrhées et fièvre.

L’afflux de patients a mis plusieurs services hospitaliers sous pression. Jeudi soir, selon les chiffres communiqués par le ministre de la Communication et de la Culture, Gascar Fenosoa, 87 personnes étaient encore prises en charge, dont 30 aux urgences. Une quarantaine de patients se trouvaient au CHU d’Andohatapenaka, quatre à l’HOMI et une vingtaine dans un autre établissement. Douze salariés avaient déjà pu rentrer chez eux.
Face à cette situation, le gouvernement malgache a annoncé que l’État prendrait intégralement en charge les soins et les médicaments des victimes. Parmi les personnes hospitalisées figure d'ailleurs une femme enceinte, dont l’état a suscité l’inquiétude de ses proches.
Les premières enquêtes menées par le ministère du Commerce et de la Consommation ont révélé des anomalies dans les conditions de conservation des aliments. La cuisine de l’entreprise a été provisoirement fermée et les réfrigérateurs suspectés placés sous scellés.
Selon Tribune Madagascar, plusieurs témoignages évoquent du poisson en sauce et une salade de pommes de terre comme causes possibles de l’intoxication, mais, l’origine exacte n’est pas encore établie. L’entreprise a de son côté suspendu son prestataire de restauration, tandis que les autorités annoncent un renforcement des contrôles sanitaires dans les cantines professionnelles.
Île Maurice : de la cocaïne et des graines de cannabis saisies à Grand-Gaube
Le quotidien Le Mauricien rapporte qu’une opération de l’Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU), menée le samedi 10 octobre, a permis de découvrir plusieurs quantités de cocaïne et des graines de cannabis au domicile d’un jeune homme de 22 ans. Celui-ci était absent lors de leur arrivée, mais la perquisition a pu se dérouler en présence de sa tante.

Au cours de la fouille, les officiers ont découvert 14 emballages contenant de la cocaïne ainsi que cinq autres sachets renfermant chacun six doses. D’autres quantités de cette drogue ont également été saisies, en plus d’un récipient contenant deux sachets avec une quantité importante de graines de cannabis. Deux balances électroniques ont aussi complété la saisie.
Le Mauricien précise que le poids total et la valeur marchande des produits saisis n’ont pas été communiqués dans le rapport. Les éléments disponibles ne permettent pas non plus de préciser les suites judiciaires de cette opération.
Shanyce MATHIAS ALI.