12 mois de prison ferme pour avoir commis des violences "avec des branchages"
Par Mathieu JANVIER
Publié le · Heure de Mayotte
Par peur, vulnérabilité ou incapacité à porter plainte, de nombreux enfants victimes de violences restent silencieux.
La violence prend parfois des visages bien saugrenus à Mayotte. Comme en atteste un post de la Police nationale sur les réseaux sociaux, le 8 avril dernier, "une victime s'est présentée au commissariat pour déposer plainte en raison de violences commises sur sa personne avec des branchages". Un médecin relevait alors une incapacité totale de travail n'excédant pas deux jours. Le mis en cause a été rapidement identifié et localisé.
Le 13 avril, l'auteur des violences a Ă©tĂ© interpellĂ© et conduit devant les enquĂȘteurs de la police judiciaire. PlacĂ© en garde Ă vue, et entendu sur les faits, il a reconnu l'agression et l'expliquait par l'interposition de la victime entre lui et sa conjointe lors d'une dispute conjugale. Le mis en cause est allĂ© jusqu'Ă justifier les coups portĂ©s.
Connu des services de police, et déjà placé sous contrÎle judiciaire pour une autre affaire, il a été déféré le 14 avril.
"Avec de tels arguments si peu convaincants et un passé judiciaire déjà bien marqué, il a été reconnu coupable des violences et condamné a 12 mois de prison ferme" précise la Police nationale.